CULTURE

Associer la culture et l’art aux patrimoines et au cadre de vie, nous est apparu comme une évidence. Comment préserver et mettre en valeur tel lieu si celui-ci semble désert ? Qu’ils soient dans un château, dans une église, ou dans la rue, les concerts, les expositions permettent non seulement de faire découvrir mais aussi de faire vivre les lieux.

Avec toujours, à l’esprit, le soucis d’une certaine qualité, nous essaierons de toucher toutes les sensibilités. Même s’il y a dans son nom une notion de respect, la culture ne s’imposera jamais. Il faudra aller vers elle, elle vous accueillera toujours.avec plaisir. Elle s’adresse à tous. La culture et l'art ne sont pas l’apanage d’une élite. Pour l’artiste ils ne sont que le bonheur du partage.


Tout comme l'est l'activité physique pour le corps, l'art est un exercice de bien ètre pour l'esprit. Qui ne s'est pas "vidé la tête" face à tel film ou spectacle ou dans tel livre. Que vous soyez artiste (on l'est tous) ou spectateur, l'art ne nous aiderait-il pas à penser, raisonner, discerner ? Une chose est certaine, c'est qu'il nous aide souvent à nous évader, à imaginer.

Pour les amoureux du beau et du bon que nous sommes tous, l'art doit ètre montré,lu et écouté sans cesse. Chaque rencontre est un nouvel élan pour cet amour, souvent un nouvel émerveillement.

"Si quelqu'un ne connait pas cette sensation et ne peux plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont aveugles." : disait RL Stévenson.

Notre association va tenter d'organiser le maximum de manifestations artistiques pour vivre et atteindre ses buts en faveurs du patrimoine, du cadre de vie et de la culture mais pour elle, ce sera aussi une façon de renforcer les liens et de provoquer la rencontre.


« Convivia Musica » : une passion partagée

 

Comme l’an passé, l’église d’Autichamp avait revêtu une décoration soignée pour ce concert de Noel. Autant dire que l’’ambiance du lieu était en parfaite harmonie avec le répertoire liturgique orthodoxe de l’ensemble vocal « Convivia Musica ».

En pouvant chanter dans le chœur même de l’édifice (chose rare de nos jours) devant une assistance suffisante pour atténuer la résonance, les chanteurs ont pris plaisir à partager leur passion.

Le travail de Geneviève Jude, la chef de chœur et de ses choristes est à saluer. En toute modestie, cet ensemble se dit encore « amateur » mais on ne peut être qu’admiratif face au niveau atteint. De plus, ce groupe vocal compte quelques voix d’exception qui, par moment, ne font qu’amplifier l’émotion.

Ce concert était superbe. Il se termina en apothéose les chanteurs se mêlant à l’assistance .Ce qui laissera un étonnant souvenir chez bon nombres.

 

 

Gérard Patenotte

Tout en délicatesse

Graphiste avant tout, Gérard Patenotte, artiste professionnel, a déjà exposé a de multiples reprises dans des galeries parisiennes et dans des lieux culturels divers aux quatre coins de la France. Élève de l’école des Beaux Arts  ses compositions sont tirées à quatre épingle et la technique est parfaitement maitrisée mais il ne faut pas s’y tromper. Loin du graphisme qui attire au premier coup d’œil, la peinture de Gérard est toute en détail, toute en précision et délicatesse. C'est de la dentelle, du grand art !

Monique Castaner

Etats d'âme

"Lorsque je peins, l'intuition jaillit d'une source plus profonde. Je suis loin d'une logique linéaire et rationnelle. Cela me permet de réaliser des tableaux où transparait mon être profond."

Passionnée, Monique Castaner a suivi les cours du soir de l'école d'art de Valence et a travaillé sous la houlette de plusieurs peintres valentinois. S'étant longtemps consacrée à l'aquarelle, elle s'est vite orientée vers la peinture à l'huile pour exprimer son ressenti. Certaines de ses peintures expriment parfois simplement un mouvement ou une ambiance voire une interrogation.

"Le Fenouillet"

"Yvonne" à la cour

Samedi, alors que l’orage était venu jouer les trouble-fête, loin de nous décourager, nous avons décidé de reporter la représentation d’ « Yvonne, princesse de Bourgogne » .

 

Une centaine de personnes étaient présentes et une fois de plus bon nombres furent subjugués tant par le professionnalisme que par la vitalité des acteurs.

 

Cette pièce de Gombrowicz que l’on pourrait qualifier de tragi-comique, est troublante. Le personnage d’ « Yvonne », muet, repoussant, sans réaction, pourrait être pathétique mais pour la cour royale, s’en est trop. Elle est la fausse note, l’harmonie n’existe plus. La perversion, la violence prennent le dessus. Elle en devient le  personnage le plus monstrueux ?  Le dosage d’humour, d’extravagance, de sévérité est subtil et c’est là une belle critique de notre société.

 

Notre collaboration avec le « Fenouillet » a, une nouvelle fois, fonctionné à merveille.

 

« Les Ouates »

Le chœur voyageur

 

           Sous la direction de Brigitte Gardet, « Les Ouates » sont une formation d’une quinzaine de choristes des environs de Crest et Valence. Le répertoire de chaque concert est modulé en fonction des voix présentes. En l’église d’Autichamp, ils étaient neuf à nous faire voyager au travers de chants traditionnels de la Corse, aux  Balkans puis au Caucase avec un petit détour par l’Amérique Latine.

 

            Que le timbre soit grave ou léger, nasal ou velouté, scandé voir bruité, « Les Ouates » fonctionnent tant sur la diversité que sur le partage. Quelque soit le chant, mixte ou pas, chaque interprète garde une personnalité bien marquée. Le travail est remarquable. Comment ne pas saluer ici le professionnalisme et l’exigence de Brigitte Gardet tout autant que l’engagement de chaque membre de la troupe.

               

            Chaque chant est interprété dans une langue différente, ainsi s’ajoute à la technique vocale la mémoire     auditive de chacun, mémoire qui témoigne d’une profonde ouverture au monde. Elle nous vient du cœur. Au-delà de l’universalité du chant, c’est bien de générosité dont il s’agit.

 

            Au cœur de cette église les polyphonies étaient multicolores, la présence humaine était chaleureuse.

 

             Il s’est dégagé de ce concert une énergie incroyable.et un souvenir impérissable..

Exposition MARTHE FLANDRIN

 

 

Un peu comme une grande retrouvaille, cette exposition  respire la simplicité et la sincérité. Pour les neveux et nièces de Marthe Flandrin, il a fallu rassembler ces œuvres issues de leur propres collections. Ensuite,  ils les ont accroché dans l’entente et la bonne humeur et, seulement après avoir ressenti la satisfaction du travail bien fait, ils ont eu envie de partager.

Plus qu’une simple « cousinade », ce clin d’œil à celle qu’ils aimaient et admiraient, est un hommage avec en toile de fond l’amour de l’art et de notre Drôme. Avec spontanéité, notre association s'est associée à ce projet. C’est là aussi, grâce à l’amitié de Nol,le propriétaire du château, une très belle occasion de faire revivre ce lieu.



lieu inattendu ou l’enduit des murs joue avec l’humidité et la lumière
lieu inattendu ou l’enduit des murs joue avec l’humidité et la lumière

UBU

On en redemandera



Le « Fenouillet »  s’affranchit une fois de plus des conventions.  Certes l’écriture est respectée mais on est loin des académismes. Comme à l’accoutumée, les décors sont minimalistes. Le jeu, le texte n’en ont que plus de vigueur. C’est un théâtre moderne, dynamique, tout public, et les nouvelles recrues ne font que renforcer l’esprit.








Après avoir parodié Shakespeare avec « la nuit des rois »,  avec cette burlesque caricature, c’est le genre de la tragédie qui est parodié. Axel Van Exter, metteur en scène et acteur, et toute la troupe, ne s’y sont pas trompés : « la pièce s’est imposée comme une évidence au Fenouillet ».







Qui pourrait croire que la première représentation d’UBU date de la fin du XIX° siècle. Les dictateurs , les dirigeants, les décideurs n’ont pas vraiment changé : bons nombres privent encore les autres d’espaces pour en avoir plus. Ici, fort heureusement avec légèreté, la bassesse des gens d’en haut  est ridiculisée. Il n’empêche que l’on a envie de conclure: « Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite ».

Bref, c’est engagé, ironique et critique. Ce soir, Jarry aurait sans doute aimé la mise en sauce. Nous, nous en redemanderons.

Ont joué dans cette pièce : Alain Bauguil, André Geyré, Judith Levasseur, Jeanne Courrier, Agnès Maninet, Axel Van Exter, Benoit Miaule et Baptiste Relat. Tous aussi bons les uns que les autres.

BARBARYTHME

L'homme et son bel instrument

 

 

De retour du festival de Sziget à Budapest où il faisait partie de la sélection française en compagnie, entre autre, de Rachid Taha, des Tambours du Bronx et de David Ghetta, Jean Michel Gaude allias Jean Lezar nous avait fait l’honneur d’animer la « Journée du patrimoine ».

 

Son instrument, un orgue de Barbarie à 36 notes, issu de la manufacture Odin de St Just St Rambert dans la Haute Loire est superbe et unique.  Quel plaisir de déguster, à l’heure de l’électronique la dynamique de cet instrument de rue entièrement mécanique !

 

Mais Jean Lezar ne se contente pas de dérouler ses cartons perforés.  C’est un chanteur, un vrai, capable d’interpréter avec talent un tour de chant varié. A cela il ajoute souvent l’humour, ce qui n’est pas pour déplaire et , bien sûr, le look.

 

Il fait partie de la troupe Kapalam, un groupe de chanteurs-comédiens a capella qui s’est déjà produit à Autichamp, il y a trois ans. Il organise, par ailleurs, des ateliers en maison de retraite à Aouste, à Crest, à Chabrillian où il est, nous a-t-on dit, fort apprécié.

HETTY VAN LINDEN

La générosité au bout du pinceau

Joyce et Hetty
Joyce et Hetty

L’une, Joyce Van Fenema, propriétaire du château d’Autichamp avait peint, en toute simplicité, les portraits des habitants de la commune. Son œuvre fut offerte et exposée dans la salle du conseil municipal. Durant tout l’été, le dimanche, elle a ouvert sa demeure pour accueillir des artistes chanteurs, comédiens, peintres et sculpteurs, par simple plaisir de partager son amour de l’art et pour que l’on parle de son village.

 

L’autre, Hetty Van Linden, est aussi artiste peintre. Elle a exposé sous les voutes du château. Son talent l’a conduit aux quatre coins du monde et aux quatre coins du monde, il y a des enfants. Tout commença à Buenos Aires avec  « Joshua ». Comment une artiste, avec son simple pinceau, pouvait elle venir en aide à ces gamins plein de rêves ? Un premier tableau fut vendu aux enchères au profit de l’orphelinat. Puis, avec d’autres artistes, des actions similaires se sont poursuivies en Argentine, en Moldavie, en Croatie, au Cambodge, à Madagascar. Aujourd’hui, le projet « paint a future » a prés de dix ans.

Dans notre conjoncture, cette générosité méritait d’être saluée.

BARBARA DESCHAMPS

"Les mots sont des histoires..."

« Elle avait les années sur ses épaules, et les épaules un peu voûtées mais son jardin était le plus beau, du temps qu’elle savait lui donner et si c’est à force de la voir, courbée en deux, à travailler que j’ai mesuré son pouvoir à faire de la vie un verger… » : Comment ces quelques paroles de la chanson « derniers regrets » ne pourraient-elles pas aller droit au cœur des autichampois présents ce soir là. La douceur, la justesse, l’intelligence de ces mots ne sont qu’émotion et sensualité au plus grand plaisir des amateurs en recherche d’authenticité.

 

C’est  à  juste titre que Barbara Deschamps avait été encensée par la revue Chorus. Elle fut d’ailleurs tout aussi logiquement récompensée par l’Académie des jeux floraux de Toulouse, une institution fondée en 1323 qui encourage les poètes. Soyons rassurés, la chanson française existe encore et Barbara Deschamps en est une digne représentante. De ses quatre albums produits à ce jour bien malin celui qui dira quel est le plus beau.

 

Mais un concert de Barbara Deschamps c’est aussi une voix douce et chaleureuse. Ce sont même deux voix car sa fille Céline l’accompagne souvent. Quand les deux se mêlent au diapason : c’est une pure merveille.

 

Votre troisième album « j’ai un pays à visiter » était consacré à l’Ardèche mais de grâce, Madame, ne vous arrêtez pas là. Continuez et revenez nous visiter : nous sommes votre public.

A écouter : Dernier regrets

                 Le vent

Site internet de Barbara

"CONCORDANCE"

L'impressionnant cursus

« CONCORDANCE » est une formation qui existe depuis plusieurs années. La qualité des concerts donnés fait l’unanimité. Il faut avouer que le cursus de ces musiciens passionné est impressionnant.  Nous ne pouvons que les admirer et les  féliciter une nouvelle fois.





Cecile DELORT – Soprano - Drômoise, elle chante dés son plus jeune âge. Elle étudie le violoncelle au conservatoire de Valence et poursuit en lettres modernes et musicologie à l’université de Lyon. En parallèle, elle étudie le chant également au conservatoire de Lyon mais aussi à celui de Grenoble. Elle entre au Chœur Britten en tant que chanteuse professionnelle en 1997. Comme soliste, son répertoire s’étend du baroque au contemporain. Diplômée d’état, elle enseigne aux conservatoires de Montélimar et d’Annonay.




Alain GIRARD – Flûte- Diplomé des conservatoires de Romans, Bourgoin-Jallieu et Grenoble il affine sa formation de flutiste avec Pierre-André Bovey. Passionné de musique baroque, il est également titulaire du DEM de musique ancienne. En jouant tout autant  sur la flûte à bec et sur la flûte traversière, il a participé à un grand nombre de concerts avec des ensembles renommés. Il enseigne aujourd’hui au conservatoire de Montélimar.




Sylvie JEANNEROT – Viole de gambe- Elle a mené en parallèle des études de musique et de musicologie tout en prenant des cours d’orgue. Suit ensuite la viole de gambe à Paris. Pour toutes ces études, elle obtient plusieurs prix. A Strasbourg, elle décroche son doctorat en musicologie en 1998. Après avoie été professeur d’éducation musicale de la ville de Paris, elle s’installera dans la Drôme en 2009. Elle enseigne actuellement la viole de gambe au conservatoire de Montélimar.


Loîc GUICHARD – épinette- Après une licence universitaire de musique, il poursuit ses études dans les conservatoires de Lyon et de Valence. Il obtient un DEM de piano. Son goût pour les expériences éclectiques l’amène à travailler aussi bien comme pianiste ou chef de chœur que comme compositeur ou arrangeur. Ses domaines de prédilection resteront néanmoins la musique de chambre et l’accompagnement. Il est actuellement directeur de l’école de musique de Loriol-Livron.

LE NYCKELHARPA

Le charme d'un instrument rare

On retrouve la trace de cette vièle suédoise dés le XVI° siècle. Son clavier peut avoir jusqu’à quatre rangées de touches (autrement dit jusqu’à cinquante touches).

Alan Stivel l’avait promu dans les années 70. Depuis l’instrument et son répertoire ont beaucoup évolué, du classique jusqu’au métal avec Extremo.

On le porte comme une guitare, on en joue comme d’un violon en ayant le touché d’un pianiste : c’est un instrument d’exception. Merci à ces quatre musiciens accomplis et passionnés pour nous l’avoir fait découvrir.

Citons : Marina Kretsch (Metz) également au violon ; Dominique Tavernier (d'Allex en photo ci contre)  également au piano et à l'accordéon ; Vincent Soubeyran (Luxembourg) également au violon ; Lucile Albretch (Die) également à l'accordéon et au piano Tout les quatres accompagnés de Jean Claude Bodon à l'accordéon ou à la cornemuse.

 

CLAUDE MERLE

LA "GUEULE" DES "VOISINS"

 La petite histoire : « J'ai toujours été attiré par les "gueules" et j'aimais bien faire des caricatures lorsque j'étais enfant. Mais je n'ai commencé le modelage que vers l'âge de 25 ans et de manière autodidacte : j'ai tout d'abord fait des masques et des grosses têtes en papier collé. Je me suis installé dans la Drôme en 1977. J'ai animé des ateliers d'enfants et des stages en MJC. J'ai commencé à travailler pour le théâtre au début des années 80. Puis j'ai fait les premiers mannequins. Les premiers "Voisins" sont nés en 84. »

 

 

 

 

 « Et depuis j'ai sillonné les routes avec eux, d'exposition en exposition, d'abord en France, puis en Europe et quelques escapades à l'autre bout du monde (USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande). Chaque exposition est une nouvelle mise en scène, en fonction du lieu et du thème proposé. J'ai donc "tourné" dans des théâtres, des centres culturels, des festivals, mais aussi des vitrines et toutes sortes de lieux insolites (forts souterrains, autocars, gares, et même un hôpital psychiatrique) La famille comporte actuellement plus de 75 personnages. »  

Claude MERLE

 

 

 

«Sans faire pédant-quelque-part on dira que les Voisins c'est une exposition ethno-sociologique du meilleur cru de 10°5 ou, en d'autres termes, c'est de la momie d'ici et d'ailleurs, tout en pensant sans trop oser le dire qu'une telle assemblée, si elle s'animait là maintenant, elle aurait le droit de vote, choisirait des maires, des députés et des Présidents de République... Bon sang ne pensons pas au pire, c'est pas le jour. Ce n'est pas tendre tout cela, on vous l'accorde, ça sent le rouge-lim sans la lim, ça sent le radio-bière-foot, la soupe, les charentaises ou le café-pain-beurre... mais invitez-vous, allez écouter l'Orphéon et sa musique flonflonnante, ça vous changera les oreilles, allez rendre visite aux Voisins et faites-leur un brin de causette, il y a des taiseux parmi mais dites-vous que tous ces bons bougres parlent notre langue d'où qu'elle vienne. Vous verrez qu'à force de les regarder, à force de les écouter vous sentirez vous monter de la tendresse à leur égard, si, si, de la Tendresse avec un grand T on vous dit....» 

Pierre ABGRALL

 

 

Françoise DONIS

ELLE PEINT A L'ADRENALINE

       

         « Elle est la peau » tel est le thème mais « Elle est la peau » est avant tout le titre d’un des  textes embrasés et sensuels de l’écrivain Marcel MOREAU dont Françoise s’est inspiré.

         De par son unité, son énergie, cette série qui nous est présentée est à la fois troublante et émouvante.

         Comment coucher sur le papier l’émoi. Ces moments où douceur et fureur se mêlent ? Comment mettre en couleurs ces instants parfois plus intimes que les actes eux-mêmes ? Les corps voluptueux et incandescents nous apparaissent cambrés, noyés dans un océan de volupté. Le chaud et le froid se mêlent, tout en contraste, parfois ponctués de lumière. Qu’importe les visages. c'est de cette partie dissimulée du corps que l'on parle. Celle dont la découverte procure tant d'émotion et tout n’est ici que fragments de cette ivresse.

          Françoise n'aurait-elle pas peint à l’adrénaline sur ce papier froissé comme un drap ?

LE "FENOUILLET"

LA SOIRÉE ROYALE

 

 

 

 

        Aboutie, majeure, « La nuit des Rois »,  cette comédie de William Shakespeare, sous son apparente légèreté, est un véritable chausse-trape. Pas de quoi mettre en défaut l’inventivité d’Alain Bauguil, le metteur en scène et l’ensemble de l’équipe du théâtre du Fenouillet. Avec un esprit de troupe remarquable les acteurs se sont accaparés le lieu et se sont régalés à nous faire partager ce grand jeu de rôles.

 

 

 

        Avec juste ce qu’il faut d’irrévérence et de folie, ils ont laissé libre cours à notre imagination. La créativité, le rythme soutenu accentué de quelques partitions et de nombreuses pointes d’humour a retenu l’attention du public nombreux et de tous âges. Le théâtre du Fenouillet a su vraiment réinventer ce classique pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

      

 

          Viola, Cesario, Olivia, Malvolio… étaient en Ilyrie.Qu’importe l’histoire.  Nous avions perdu tout repère. Les costumes étaient sans âge, la femme était un homme…  Nous étions comme dans un rêve,  le rêve d’une soirée royale.

ARIA

OBRIGADO

 

Il est des groupes musicaux qui aiment partager sans compter : Aria est de ceux là.

 

Lors de cette magnifique et douce soirée du 14 juillet, bien loin du tumulte des festivités habituelles, les quatre musiciens Lucien Loiodice, René-Pierre Ducret, Dominique Bussot , Stéphane Robin-Mylord et bien sûr, Marie Freissard, la chanteuse (et membre de notre association) nous ont littéralement charmés. Tout en nuances, de chansons en chansons, sa voix douce et sucrée nous a fait voyager dans l’univers du Fado du Portugal au Cap Vert. D’Amalia Roduigues à Cesaria Evora en passant Arthur Ribeiro, Armado Cabral et bien d’autres de très nombreux titres furent généreusement interprétés.

 

Plus d'un se laissa porter par ces rythmes si particuliers. L'ambiance était agréable : le décor avait été soigné et un bon vin de là-bas accompagné de quelques spécialités était servis à la buvette. Si les "soirées d'hotes" existaient, à n'en pas douter celle ci en aurait été.

 

 

Du fond du cœur « obrigado » Aria.
Du fond du cœur « obrigado » Aria.

LES ALEXANDR'AINS

Les contes libertins de JEAN DE LA FONTAINE

Dans nos jeunes années, on s’était bien gardé de nous parler des contes de La Fontaine. Ici le fabuliste, prend le lecteur comme complice et joue de l’implicite pour ne pas nommer le libertinage. Le « dire sans dire » devient un jeu de dérobades toutes aussi plaisantes les unes que les autres.

Les textes n’en étaient pas pour autant faciles et l’on ne peut que saluer le travail de la compagnie des Alexandr’ains qui nous les a fait découvrir ce dimanche 7 juillet 2013.

Extraits

« Comment l’esprit vient aux filles » : la découverte de l’amant

« Il est un jeu divertissant sur tous,
Jeu dont l'ardeur souvent se renouvelle:
Ce qui m'en plaît, c'est que tant de cervelle
N'y fait besoin, et ne sert de deux clous.
Or devinez comment ce jeu s'appelle.
Vous y jouez; comme aussi faisons-nous:
Il divertit et la laide et la belle:
Soit jour, soit nuit, à toute heure il est doux;
Car on y voit assez clair sans chandelle.
Or devinez comment ce jeu s’appelle. … »

 

  « Le tableau » : dire sans dire

« Tout y sera voilé, mais de gaze, et si bien Que je crois qu'on n'en perdra rien. Qui pense finement et s'exprime avec grâce, Fait tout passer, car tout passe: Je l'ai cent fois éprouvé; Quand le mot est bien trouvé, Le sexe, en sa faveur, à la chose pardonne: Ce n'est plus elle alors, c'est elle encor pourtant: Vous ne faites rougir personne, Et tout le monde vous entend. J'ai besoin aujourd'hui de cet art important. … »

 

 

 

 

 

 

 

« Le pâté d’Anguille » : éloge du libertinage

« Même beauté, tant soit exquise, Rassasie et soûle à la fin. Il me faut d'un et d'autre pain; Diversité, c'est ma devise. Cette maîtresse un tantet bise Rit à mes yeux; pourquoi cela? C'est qu'elle est neuve; et celle-là, Qui depuis longtemps m'est acquise Blanche qu'elle est, en nulle guise Ne me cause d'émotion, Son coeur dit oui; le mien dit non; D'où vient? en voici la raison, Diversité, c'est ma devise. Je l'ai jà dit d'autre façon; Car il est bon que l'on déguise, Suivant la loi de ce dicton, Diversité, c'est ma devise. … »

 

« les quiproquos » : les vertus de l’amant

« …Chloris et moi nous nous aimions d'amour; Au bout d'un an la belle se dispose A me donner quelque soulagement, Faible et léger, à parler franchement. C'était son but: mais, quoi qu'on se propose, L'occasion et le discret amant Sont à la fin les maîtres de la chose…. »

 

 

 

« Les lunettes » : dans un couvent un usurpateur est démasqué

« ….La prieure a sur son nez des lunettes, Pour ne juger du cas légèrement. Tout à l'entour sont debout vingt nonnettes, En un habit que vraisemblablement N'avaient pas fait les tailleurs du couvent. Figurez-vous la question qu'au sire On donna lors; besoin n'est de le dire. Touffes de lis, proportion du corps, Secrets appas, embonpoint, et peau fine, Fermes tetons, et semblables ressorts Eurent bientôt fait jouer la machine. Elle échappa, rompit le fil d'un coup, Comme un coursier qui romprait son licou, Et sauta droit au nez de la prieure, Faisant voler lunettes tout à l'heure Jusqu'au plancher. Il s'en fallut bien peu Que l'on ne vît tomber la lunetière. Elle ne prit cet accident en jeu. … »

GILLES DUMENIL

IMPOSANTES DEMEURES

Gilles Duménil
Gilles Duménil

 

 




Réflexions de l'artiste

Inspiration
Autant que de la fréquentation régulière des tableaux de Giotto, Simone Martini ou Duccio, par exemple, et de longues balades contemplatives, mon travail se nourrit depuis longtemps de lectures; Giono, Ramuz, les Italiens Ferdinando Camon, Rigoni Stern sont de ceux qui m'accompagnent…
Chez tous ces poètes de la ruralité, la terre et les paysages se fondent avec la nature humaine ; lieux et demeures changent au gré de la lumière comme des événements et… prennent la parole lorsque les hommes se taisent !
Comment donner la parole à mes "images" ? En y inscrivant mes propres cheminements dans le monde réel ou imaginaire.

Temps
Observer, s'émouvoir, s'imprégner…. Préparer (cuisine odorante de la peinture à l'huile)… S'éloigner… Revenir plus tard pour à nouveau observer, s'émouvoir, s'imprégner… et découvrir ce qui confusément manquait, ce que le premier regard n'avait pas révélé.
Prendre le temps !

Demeures
Le mot désigne mes sujets, mais fait aussi référence au mystère de l'acte de peindre. Pourquoi est-ce que je peins ? Pour demeurer peut-être. Pour que les choses et les êtres (enfin !) demeurent.

Apaisement
Les grandes bâtisses me rassurent et m'apaisent à la manière des personnes humbles mais solides. C'est le sentiment que j'essaie de faire partager en les inscrivant le plus souvent en entier dans la toile, laissant peu de place au paysage environnant pour divertir l'œil du spectateur.

L'Art, comme plus court chemin d'un homme à un autre homme.

Proportions harmonieuses des bâtis, simplicité des volumes générant des espaces composés d'ombres et de lumière. Lumière dévorante à laquelle l'ombre tient tête.

Peindre est un moyen de connaissance. C'est savoir s'arrêter, vouloir regarder, prendre son temps pour comprendre le monde de l'intérieur. C'est avant tout une aventure de la pensée, du mental.

 

M BREL

MERCI

 

 

 

 

De Bruxelles à l’Afrique en passant par la Picardie, Bruno Brel nous a promené tantôt avec tendresse, tantôt avec humour ou révolte, dans son univers personnel et, parfois, dans celui de son oncle : « le grand Jacques ». Au-delà de cette sensibilité, c’est un artiste talentueux et complet qui s’est offert à nous : chanteur bien sûr mais aussi mime ou imitateur. Ce spectacle simple et chaleureux à vraiment fait l’unanimité.

Merci M Brel et …pardon pour le vent.

Remercions aussi encore au passage le « Lion’s club » sans qui ce spectacle n’aurait pas été aussi confortable.

             "Et puis il y a la toute vieille qui n'en finit pas de vibrer" ...accompagnée par Martial Dancourt

Retrouvez Bruno Brel  ici

 

Extrait

SOUVENIRS 2012

Quelques souvenirs de spectacles ayant eut lieu ces dernières années à Autichamp

Micheline Van Houten interprètant Brel et Piaf et
Micheline Van Houten interprètant Brel et Piaf et
Exposition dans la salle d'armes
Exposition dans la salle d'armes
Une opérette : "Les mousquetaires au couvent"
Une opérette : "Les mousquetaires au couvent"
Dans le cadre d' "Opéra et Châteaux"
Dans le cadre d' "Opéra et Châteaux"
"Portraits d'un village" de Joyce Van Fenema
"Portraits d'un village" de Joyce Van Fenema

la météo en détails

Autichamp en chiffres

Autichamp-La plaque
Autichamp-La plaque